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Anaplasmose et piroplasmose équines

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L’ANAPLASMOSE : LE DIAGNOSTIC SOUVENT OUBLIÉ

 
LES FIÈVRES ISOLÉES ÉQUINES

Babesia caballi et Theileria equi sont les parasites protozoaires responsables de la piroplasmose équine et transmis par des tiques du genre Dermacentor, Ixodes et Rhipicephalus. C’est par la salive qui est sécrétée lors de leur morsure que ces parasites sont transmis au cheval .

La piroplasmose se manifeste sous divers signes cliniques comme l’hyperthermie ou un abattement du cheval. Les chevaux atteints d’anaplasmose (maladie souvent oubliée), causée par la bactérie Anaplasma phagocytophilum, possèdent également des symptômes similaires. Ainsi, des analyses sont nécessaires afin de confirmer le diagnostic.
Les formes aiguës de ces maladies peuvent entraîner en moins de 72 h la mort de l’équidé, il est donc primordial d’établir rapidement le diagnostic et d’apporter un traitement adapté.

PROTOCOLE DE DIAGNOSTIC STANDARD

Pendant la phase aiguë de l’infection, les fièvres isolées équines peuvent être diagnostiquées avec différentes méthodes :

Méthode sérologique (réaliser des tests à 2 semaines d’intervalle pour vérifier la séroconversion)

  • Par immunofluorescence indirecte
  • Par fixation du complément
  • Par des techniques d’ELISA (principalement utilisées pour la piroplasmose chronique)

Méthode de recherche du parasite ou de son génome

  • Par frottis sanguin (faible sensibilité puisque le nombre de parasites est très faible)
  • Par PCR

Pour une efficacité optimale, il est conseillé d’utiliser plusieurs de ces méthodes puisque, ne détectant pas les mêmes éléments, elles sont complémentaires.

 

AVEC EPONA : UN DIAGNOSTIC RAPIDE ET SENSIBLE
Courbe utilisation de tests Epona

Les tests Epona sont des tests de biologie moléculaire qui détectent directement l’ADN du pathogène et peuvent donc être utilisés dès le début de l’infection avant même que les symptômes ne soient décelables. Leur sensibilité est très proche de celle de la PCR mais les résultats sont obtenus en 30 minutes.

TRAITER À L’AVEUGLE AU CARBÉSIA® : UNE FAUSSE BONNE IDÉE !

Le Carbésia® est un médicament ne disposant pas d’AMM pour le traitement équin. Son injection est très violente pour le cheval, celui-ci peut rapidement être pris de spasmes, tremblements, ou encore de convulsions. Des troubles digestifs sont quasiment systématiques, les coliques et les vomissements ne sont pas à prendre à la légère puisqu’ils peuvent entraîner un épuisement chez le cheval pouvant conduire à sa mort. Le Carbésia® doit donc seulement être utilisé en cas de certitude d’un cas positif de piroplasmose.

L’anaplasmose est souvent sous diagnostiquée et ne doit pas être traitée au Carbésia® mais avec des antibiotiques. Il est impératif de différencier piroplasmose et anaplasmose lors d’un diagnostic.

COMMENT PRÉVENIR LES FIÈVRES ISOLÉES ÉQUINES ?
Tique

Il n’existe pas de vaccin contre la piroplasmose ou l’anaplasmose chez le cheval, voici donc quelques conseils à donner à vos clients pour éviter son apparition :

  • Utiliser un acaricide à diluer dans de l’eau et à appliquer sur les dos des chevaux ce qui va ainsi permettre aux tiques de ne pas les mordre. Veillez à ne pas trop en abuser pour éviter toute résistance.
  • Dès qu’ils aperçoivent une tique sur leur cheval, l’enlever avec un tire-tique et observer la morsure et l’état général du cheval sur plusieurs jours.
  • Entretenir leur lieu de vie tel que les haies aux alentours du haras.
COMPARATIF DES DIFFÉRENTES MÉTHODES DE DIAGNOSTIC SUR LES CAS AIGUS
Comparatif des différentes méthodes de diagnostic cas aigus
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