Chez les bovins et le bétail, plusieurs maladies vectorielles sont susceptibles d’affecter gravement la santé et la productivité des animaux.
La theilériose bovine, causée par plusieurs espèces du genre Theileria (notamment T. annulata et T. parva), est transmise par des tiques du genre Hyalomma ou Rhipicephalus. Elle se manifeste par de la fièvre, une anémie, un gonflement des ganglions lymphatiques, une perte de poids et parfois des difficultés respiratoires.
La babésiose bovine, provoquée notamment par Babesia bovis ou Babesia bigemina, est une maladie parasitaire transmise aussi par des tiques, en particulier Rhipicephalus microplus. Elle entraîne une forte fièvre, une anémie hémolytique, des urines foncées (d’où son surnom de « fièvre des eaux rouges »), de la faiblesse et parfois la mort.
Le traitement pour ces deux maladies est généralement le même, à base d’antiparasitaire.
L’anaplasmose bovine est due à une bactérie intracellulaire, Anaplasma marginale, transmise par les tiques, les insectes piqueurs ou encore les instruments contaminés. Elle provoque une anémie, de la fièvre, une jaunisse, de l’abattement et une perte d’appétit, pouvant conduire à la mort chez les bovins adultes. Anaplasma phagocytophilum fait également parti des espèces d’Anaplasma pouvant causer des symptômes similaires chez les bovins. Les tétracyclines sont généralement utilisées dans le traitement de l’anaplasmose.
La borréliose, causée par Borrelia burgdorferi sensu lato, est moins fréquente chez les bovins, bien qu’elle soit transmise par les tiques du genre Ixodes. Elle peut provoquer une boiterie, une raideur articulaire, de la fièvre, une perte de poids et parfois des avortements.
Les leptospires sont responsables de la leptospirose bovine, transmise principalement par l’environnement contaminé (urines, eau, sol). Les conséquences cliniques incluent des troubles de la reproduction (avortements tardifs, infertilité, mortalité embryonnaire, retours en chaleurs), une baisse brutale de la production laitière, parfois associée à une modification de l’aspect du lait, fièvre et abattement et plus rarement : ictère, atteintes rénales ou hémoglobinurie. L’infection est fréquemment asymptomatique, favorisant la persistance de la bactérie dans le troupeau.
La mycoplasmose bovine causée par des mycoplasmes hémotropes (Mycoplasma wenyonii + Candidatus Mycoplasma haemobos) parasitent la surface des globules rouges et sont transmis par des vecteurs hématophages ou du matériel contaminé. Ils provoquent, une baisse de production laitière, des oedèmes (pis, membres) et une immunodépression, favorisant les co-infections et l’expression d’autres pathologies. Les signes sont souvent plus marqués chez les animaux stressés, en péri-partum ou en cas d’infection concomitante.
Bien que les bovins puissent parfois être porteurs asymptomatiques, toutes ces maladies représentent un risque important, surtout dans les zones infestées par les tiques. De plus, certains de ces pathogènes ont également été décrits chez les ovins et les caprins.
Le test Rhéa Maladies Vectorielles Complet est un test moléculaire de nouvelle génération permettant la détection et la discrimination de Theileria spp./Babesia spp. (non discriminés), Anaplasma spp., Borrelia spp, Leptospira
spp. + Mycoplasma wenyonii + Candidatus Mycoplasma haemobos (non discriminés) chez les bovins, ovins, caprins, d’une manière simple, fiable et rapide afin de permettre d’isoler et de traiter l’animal atteint avant même l’apparition des premiers signes cliniques.
Contrairement aux réactions classiques de PCR, les tests Rhéa® s’effectuent en quelques étapes uniquement, sur un système de lecture portatif et simple d’utilisation. Le résultat peut donc être obtenu en moins de 40 minutes, à la clinique ou sur le terrain.






